Ouargla : Cybercriminalité et mouvements de protestation en hausse

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C’est ce qu’a révélé Elaloui Abdeslem, contrôleur et inspecteur régional de la police lors de la conférence de presse du bilan 2016 concernant le Sud-est. Fait notable, le nombre dévoilé
des affaires enregistrées en crimes informatiques qui a connu une augmentation considérable.

En 2016, 282 affaires ont été enregistrées, dont 43 liées à l’atteinte à l’intimité et la vie privée des personnes, 66 affaires pour insultes, violences verbales et menace sur internet. Outre, 15 affaires relatives à l’atteinte aux systèmes de traitement automatique des données. En comparaison à 2015, où 193 affaires de crimes électroniques ont été traitées, l’année 2016 a connu un bond de 89 crimes de plus. Selon le même bilan, 1 721 mouvements de protestation ont eu lieu en 2016, 1 547 en 2015, soit une augmentation de 174 protestations. Les chômeurs sont en première ligne de la contestation quasi permanente, notamment à Ouargla, a précisé l’IRP. Pour les dommages humains enregistrés lors de l’encadrement policier des différentes protestations sociales qu’a connues la région, 32 agents blessés et 24 protestataires, révèle le bilan. Sans compter les dommages matériels estimés à 95, alors que 448 individus ont été arrêtés lors de ces mouvements de protestation en 2016, dont 395 adultes et 53 mineurs. Malgré le nombre important des mouvements de contestation, l’IRP trouve que ce chiffre n’est pas alarmant d’autant, a-t-il estimé, que ces actions ne sont pas soutenues et ne durent pas longtemps. Il affirme également qu’aucune institution n’a été fermée en 2016 par les protestataires à l’exception de quelques agences d’emploi, mais qui ont été vite rouvertes après l’intervention de la police. Les mesures déployées jusqu’ici sont très légères et visent essentiellement   faire disperser les protestataires.
Pour le nombre des crimes liés aux atteintes à la personne et aux biens, 6 632 affaires ont été enregistrées en 2016, soit une légère baisse par rapport à 2015 où le nombre des crimes consignés était de 7 193. Le phénomène de vol des téléphones portables a encore pris de l’ampleur avec 1 668 vols enregistrés en 2016 (1 374 en 2015) avec 30% seulement d’affaires résolues. L’assassinat et la tentative d’assassinat ont enregistré une remarquable régression par rapport à l’an 2015 avec 21 affaires seulement consignées en 2016 (56 et 37 en 2015).

La violence s’installe
Par contre, la violence s’est accentuée et s’est répandue dans les rues. « Pour la moindre raison, les gens s’insultent et se battent ! », a déclaré l’inspecteur de police, en justifiant le nombre important d’affaires relatives à la violence, traitées en 2016 et qui a atteint les 2 260 affaires, soit un léger recul de 33 crimes, par rapport l’an 2015. Le taux de résolution est estimé à 86,02%, selon le même bilan. Dans le même contexte, 5 319 individus ont été impliqués dans les différents crimes en 2016 avec la garde à vue de 684 d’entre eux. 1 104 ont eu des convocations directes et 138 ont été placés sous contrôles judicaires tandis que 479 arrêtés ont été libérés.

Crimes économiques en hausse
Dans les affaires relatives aux crimes économiques, la corruption et le détournement de deniers publics, 12 affaires ont été traitées en 2016 alors que 2 seulement ont été consignées en 2015. Pour les affaires liées à l’évasion fiscale, les crimes sont demeurés stables avec 13 actes enregistrés en 2015 et 2016, selon les données.

Trafic de drogue persistant
713 affaires de trafic de drogue ont été traitées en 2016, soit 6 affaires de moins que 2015. La quantité totale de drogue saisie est de 1 011,56 kg ainsi qu’une quantité de substances psychotropes estimée à 6 568 comprimés, que ce soient celles destinées à la commercialisation ou à la consommation. Selon le bilan, 190 affaires de trafic de drogue sont liées à la commercialisation soit 35 affaires de plus que 2015. Tandis que le nombre d’affaires liées à la consommation est de 411 en 2016 alors qu’en 2015, 487 affaires ont été traitées. 1 015 individus impliqués dont 788 mis en garde à vue, 146 convoqués directement, deux placements sous contrôle judiciaire tandis que 268 ont été libérés. Dans le même contexte, les services de police ont enregistré 78 affaires relatives à d’autres types de trafic (46 en 2015), comme le trafic de tabac, de produits alimentaires, de voitures et de pétards où une quantité de 632 462 a été saisie en 2016. Outre, 131 097 bouteilles de boissons alcoolisées et 12 747 autres unités saisies à la même période.

Accidents en baisse, mais moins de respect au code de la route 

En ce qui concerne les accidents routiers, les chiffres déclarés font état d’une diminution, en 2016, du nombre des accidents et des décès dans le Sud-est. 1 462 accidents ont été donc enregistrés l’année dernière engendrant la mort de 66 personnes alors qu’en 2015, le nombre d’accidents de la circulation a atteint les 1 878 faisant 91 morts, révèlent les chiffres. En 2016, dans le cadre d’un dispositif « dissuasif », la police a enregistré 8 378 délits routiers (7 280 en 2015), 2 090 infractions à la coordination (1 368 en 2015) et 2 322 mises en fourrière. Dans le même contexte, 19 367 permis ont été retirés en 2016, 15 163 en 2015 soit une augmentation de 4 204 retraits de plus. Outre 57 257 amendes enregistrées en 2016 alors que 50 877 ont été consignées en 2015, révèle le même bilan. Se référant aux chiffres, l’inspecteur régional de la police a déclaré que le facteur humain serait à l’origine de la majorité des accidents de la circulation enregistrés jusqu’ici sur le réseau routier de la région sud. « Les conducteurs notamment les plus jeunes ne respectent plus le code de la route mais surtout la vitesse folle sur les autoroutes », affirme ce dernier. Mais toutes les mesures, préventives et dissuasives, ont été prises afin de mettre un terme à ces accidents qui fauchent quotidiennement des vies humaines. En 2016, 1 450 accidents sont dus au non-respect des règles de conduite, tandis que 8 accidents seulement sont liés à des défauts des voitures et 4 affaires liées à l’environnement, précise la même source.

SOURCE : APS

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