Le directeur de l’établissement hospitalier spécialisé (mère et enfant) de Ouargla, Guessoum Brahim, a affirmé à Reporters que sur 9 547 accouchements jusqu’au 31 décembre 2016, seuls deux décès maternels ont été déplorés. Le nombre de nouveau-né morts en 2016 a également reculé de 75 en 2015 à 50 morts en 2016, a encore affirmé ce responsable.

Les complications au cours de la grossesse ou de l’accouchement sont l’une des principales causes de décès chez les parturientes dans la plupart des cas. Il s’agit selon lui d’hémorragie sévère, hypertension durant la grossesse et de complications dues à l’accouchement. Des femmes décèdent par suite de complications survenues pendant ou après l’accouchement, ajoute-t-il.

La majorité des femmes enceintes se font suivre chez des gynécologues, et arrivé le moment de l’accouchement, elles sont transférées vers la maternité en phase de travail, ce qui rend souvent l’accouchement compliqué vu l’ignorance du staff de l’état des parturientes et de la grossesse, soutient-il. Afin de permettre aux femmes l’accès aux soins prénataux pendant toute la durée de la grossesse, des consultations externes ont été programmées au niveau de la polyclinique d’El Chorfa (centre-ville), de la daïra de N’goussa et de Hassi Benabdallah, a révélé le directeur. Il rappellera que son établissement était confronté en 2014 à des protestations en raison d’un manque flagrant de médecins spécialistes en gynécologie obstétrique et d’anesthésistes, d’autant que les spécialistes libéraux étaient réticents à exercer dans le public.

Les protestataires avaient dénoncé à l’époque la mauvaises prise en charge engendrant la mort de plusieurs femmes, selon eux, mais aussi les décès «suspects» de parturientes, suite à des césariennes imposées par le staff médical au niveau de cette structure hospitalière.

Des sources non officielles ont même parlé de plusieurs dizaines de décès entre novembre 2013 (date de l’entrée en service de la nouvelle maternité) et octobre 2014, tandis que la maternité avait signalé 6 mortalités dans la wilaya d’Ouargla. Mais les choses se sont améliorées et les gens ont poussé un ouf de soulagement après l’arrivée d’un staff médical spécialisé du Cuba. L’établissement comprend actuellement un staff médical et paramédical compétent composé de 9 médecins spécialistes, dont 6 gynécologues, 3 déontologues, 2 radiologues et 110 paramédicaux, dont 47 sages-femmes. L’établissement comprend également 3 pharmaciens.

Cependant, l’établissement manque d’anesthésistes surtout après le départ des deux Cubains pour fin de contrat.

SOURCE : APSs-en-baisse

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