Entité sioniste : Une nouvelle défaite

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L’entité sioniste vient une fois de plus de montrer son incapacité à :

  • Imposer sa guerre de neutralisation des consciences des Palestiniens
  • Confiner les voix dans le mutisme et l’intimidation
  • Fructifier à son profit les rentes et la corruption cultivées au sein des élites et des parvenus depuis les Accords d’Oslo et d’Annapolis…
  • Mener un renseignement stratégique fiable sur les possibilités et les moyens de résistance de la résistance armée
  • Imposer son agenda, son style et son rythme d’agression
  • Jouer sur l’effet dévastateur de la surprise
  • Tirer les leçons des défaites lors des dernières confrontations
  • Comprendre l’âme des peuples et son indestructibilité et en particuliers celle des Arabes de “48”
  • Entretenir le mythe de la démocratie, de la laïcité, de la modernité
  • Ne pas profiter d’une possible coexistence pacifique “honorable” et durable pour tous
  • Ne tirer aucun profit de l’instrumentalisation du terrorisme de l’infantilisme pseudo islamiste.

Ce n’est pas une défaite, mais plusieurs défaites que les inconscients et les haineux vont tenter en vain d’occulter.

Maintenant que l’entité sioniste est, une fois de plus dévoilée dans sa nature belliqueuse, inhumaine et arrogante, nous attendons d’autres surprises sur le terrain de la confrontation directe. En effet reconquérir Gaza est quasi impossible, y renoncer est désastreux pour l’armée d’occupation. La surprise ne pourra venir que de la résistance par d’autres actes de bravoure, de détermination et d’intelligence.

Inévitablement la dialectique ou la mystique de l’histoire va imposer d’autres surprises par sa loi sur le processus de résistance globale sur le plan des géographies, des cultures, des économies et de la communication. Le moins qui puisse arriver est la reproduction des conséquences des évènements post 2006-2008 en Palestine, au Liban et sur le reste du monde arabe : saper les fondements déjà fragiles des régimes arabes. La Palestine est le centre du monde, on a voulu l’éclipser, mais elle revient à son poste et à son image.

Les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans ainsi que les Hommes libres doivent se rappeler que Jésus et ses apôtres sont le symbole de la résistance contre les fondements de l’oppression et de la déshumanisation ainsi que du racisme sioniste : les clercs religieux en collaboration avec les marchands et les vendeurs d’alphabets.

Les laïcistes français n’ont jamais compris que dans l’Histoire, le combat des Prophètes, des Philosophes et des Libertaires ne se situait pas sur le registre confessionnel, mais sur le terrain des contradictions idéologiques, culturelles et économiques entre les partisans du totalitarisme partisan de l’immobilisme social, du dogmatisme religieux et de la rente économique ou historique d’une part et les partisans du changement social et de la liberté de conscience et d’opinion d’autre part. Sur le plan historique, le changement qui passe nécessairement par le triomphe de la voie prophétique sur la voie satanique consomme de l’énergie, mobilise des forces et s’accomplit sur un temps historique qui exige la succession de plusieurs générations et l’accumulation des expériences et des sacrifices.

Il est temps pour les Juifs de se poser, en toute conscience et en toute équité, la question essentielle : Comment coexister pacifiquement avec les Arabes musulmans et Chrétiens sur la terre qui a vu naitre et grandir le Messie fils de Marie.

Il est temps pour les Arabes de reprendre l’initiative et imposer la solution la plus juste y compris par la violence. Cette solution ne doit en aucun cas occulter la question humanitaire : le peuple juif doit, s’il le souhaite et s’il rejette les crimes de guerre et les spoliations commis par les siens, continuer à vivre en Palestine en paix, dans un cadre démocratique, un registre républicain et dans un espace citoyen. Sur le plan moral, les Palestiniens et à leur tête la résistance islamique, doivent s’engager à garantir cette issue et s’affranchir de la haine et de la vengeance qui naissent légitimement dans la conscience de l’opprimé ou de l’esclave face à l’oppresseur impitoyable et impuni.

Sur le plan politique et militaire, ce qui est décisif, ce ne sont pas les résultats immédiats sur le terrain de la confrontation armée ni les images véhiculées par les agences de renseignement et de communication, mais ce qui va s’imprimer dans la conscience et s’exprimer par la parole des générations futures.

L’Etat sionistes et les chancelleries occidentales s’inscrivent déjà, en porte à faux contre la réalité et en opposition à la vérité, en cherchant une trêve durable garantie par la destruction provisoire des capacités militaires du HAMAS. Il est dans la culture post moderne de l’Empire étatsunien de ne pas chercher à gérer les conflits ni à trouver les solutions, mais à les contenir, à les contourner, à les déplacer, à les entretenir.

La victoire de la résistance et de ses alliés sera, demain ou après-demain, dans sa compétence non à détruire un ennemi hyperpuissant mais à le contraindre à opter pour une solution négociée durable, viable et équitable. Les Occidentaux, s’ils ne veulent pas être emportés par l’effondrement inévitable et inéluctable de l’entité sioniste doivent brider l’administration américaine qui est le véritable maitre du jeu, ouvrir des passerelles avec la résistance pour préparer, en partenaires crédibles et honnêtes, les projets de paix, sans imposition ni syllogisme fallacieux ni sectarisme idéologique. Sinon c’est parier pour un conflit où tous les acteurs de la résistance globale vont intervenir pour une solution définitive où il n’y aura pas de place pour tous. Les Iraniens, les Yéménites, les Irakiens, les Syriens et les Libanais vont fatalement s’impliquer directement dans la confrontation armée si le statu quo actuel venait à demeurer tel quel.

Sur le plan de la mystique de l’Histoire, nous avons l’ultime conviction que la vérité et la réalité finissent pas imposer leur logique, leurs lois, leur suprématie en dépit de leurs négateurs ou de leurs détracteurs. Les sectaires et les usurpateurs peuvent continuer à communiquer d’une manière unilatérale, exclusive et fallacieuse, cela ne changera rien au cours de l’Histoire et à la conclusion finale des événements.

Omar Mazri,
Auteur de “Gaza : la Bataille du Forqane – 2006”

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